Plan Jeune: 6,5 milliards d’euros pour aider les jeunes

Plan Jeune
Le plan « 1 jeune, 1 solution » est doté d’une enveloppe de 6,5 milliards d’euros avec des mesures pour accompagner les jeunes de 16-25 ans au sortir de la crise sanitaire, avec notamment une aide au recrutement de 4 000 euros pour tout jeune recruté entre août 2020 et janvier 2021.

Une prime à l’embauche d’un jeune de moins de 25 ans

Pour aider les entreprises qui hésitent à embaucher en ce moment, le gouvernement, comme annoncé par Emmanuel Macron le 14 juillet, instaure une prime pour tout jeune de moins de 25 ans recruté entre août et janvier sur un contrat d’au moins trois mois. Cette « compensation de cotisations » sera de 1 000 euros chaque trimestre pendant un an maximum, soit 4 000 euros.

Si le patronat a obtenu que l’aide soit versée jusqu’à un salaire de 2 Smic, au lieu de 1,6 initialement, pour intégrer les plus diplômés, il a cependant répété que les embauches étaient d’abord liées à l’activité. « Si vous n’avez pas d’activité, même si vous avez des aides, vous n’aurez pas d’embauches », a prévenu François Asselin (CPME), pour qui beaucoup dépendra de l’efficacité du plan de relance attendu fin août. Les syndicats avaient eux mis en garde contre « les effets d’aubaine » et plaidé pour que l’aide soit réservée aux embauches en contrats longs.

Des aides pour les jeunes en alternance

Le plan reprend aussi les aides, déjà en vigueur depuis le 1er juillet, pour les embauches de jeunes en alternance d’ici à fin février : 5 000 euros pour un apprenti ou un contrat de professionnalisation de moins de 18 ans, 8 000 euros pour un majeur.

Pour Jean Castex, qui a pu échanger avec de nombreux jeunes lors de sa visite dans un centre de formation d’apprentis, l’apprentissage est « au cœur des contradictions françaises »« On sait que ça marche et pourtant ça reste encore quand on n’a pas réussi. Il faut impérativement le valoriser », a-t-il martelé.

Le retour des contrats aidés 

Outre 100 000 places supplémentaires en service civique, ce plan prévoit 300 000 « parcours d’insertion » pour les jeunes les plus éloignés de l’emploi et 200 000 places supplémentaires en formation.

Pour les jeunes en échec dans l’enseignement supérieur, 100 000 nouvelles formations qualifiantes ou pré-qualifiantes seront ainsi proposées « dans les métiers d’avenir » (transition écologique, santé, numérique, secteurs prioritaires du plan de relance).

Par ailleurs, le plan marque le retour des « contrats aidés » dans le secteur marchand, qui avaient été supprimés en 2017 par la nouvelle majorité (sauf en outre-mer), mais en les ciblant sur les jeunes les plus éloignés de l’emploi. Sont ainsi prévus 60 000 « contrats initiative emploi » (CIE) pour des jeunes rencontrant des difficultés particulières d’insertion, dont une partie du salaire est financée par l’Etat. Dans le secteur associatif ou public, les contrats aidés (« Parcours emplois compétences », au nombre de 94 000 en 2019) seront augmentés de 60 000 en 2021.

50 000 entrées supplémentaires en « Garantie jeunes »

Le plan prévoit aussi 50 000 entrées supplémentaires en 2021 en « Garantie jeunes », un dispositif d’insertion géré par les Missions locales pour les jeunes sans emploi ni formation, avec un accompagnement renforcé pendant un an et une allocation mensuelle de 497 euros.

Cependant, « nous fixer les objectifs, dégager des moyens substantiels, c’est bien, mais si nous ne nous préoccupons pas de leur mise en œuvre, nous n’atteindrons pas le résultat escompté », a prévenu Jean Castex. « Et pour cela, il n’y a pas trente-six méthodes : la première, c’est celle du dialogue social », a-t-il ajouté en souhaitant qu’il soit déployé au niveau « des territoires ».

Dans chaque région, le conseil régional, l’Etat et les partenaires sociaux définiront ainsi, avec les acteurs économiques, les secteurs prioritaires vers lesquels faire porter l’effort de formation. (source: https://www.francetvinfo.fr/…)

La mesure phare de ce plan est une aide de 4 000 euros pour embaucher un jeune et favoriser 450 000 recrutements d’ici à janvier.

Récapitulatif « 1 jeune, 1 solution »:

Faciliter l’entrée dans la vie professionnelle

  • Une compensation de charge de 4 000 euros pour tout jeune recruté entre août 2020 et janvier 2021. 
  • Une aide exceptionnelle de 5 000 euros pour recruter un alternant de moins de 18 ans (en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation) ou de 8 000 euros pour recruter un alternant de plus de 18 ans. 
  • 100 000 missions de service civique supplémentaires pour permettre à des jeunes de s’engager dans des associations. 
  • 2 000 emplois FONJEP en appui des associations pour se développer et se consolider. 
  • 1 000 jeunes seront recrutés dans des TPE et PME sur des métiers centrés autour de la transformation écologique des modèles économiques. 
  • 2 500 jeunes seront orientés vers des emplois dans le monde du sport dans le cadre de l’action de l’Agence nationale du sport.

Orienter et former 200 000 jeunes vers les secteurs et les métiers d’avenir

  • 100 000 nouvelles formations qualifiantes ou pré-qualifiantes qui seront proposées aux jeunes sans qualification ou en échec dans l’enseignement supérieur. 
  • 16 000 formations dans le secteur du soin pour doubler les capacités de formation des aides-soignants, des infirmières et des auxiliaires de vie dans les 5 prochaines années. 
  • 35 000 formations numériques pour les jeunes non-qualifiés en 2020 et 2021. 
  • Des parcours individualisés pour 35 000 décrocheurs entre 16 et 18 ans d’ici fin 2021. 
  • 26 500 places supplémentaires pour poursuivre des formations en études supérieures, en CAP et BTS à la rentrée 2020. 
  • Doublement du nombre d’élèves bénéficiaires des cordées de la réussite et des parcours d’excellence.

Accompagner des jeunes éloignés de l’emploi en construisant 300 000 parcours d’insertion sur mesure

  • 120 000 dispositifs supplémentaires d’insertion dans l’emploi : Parcours Emploi Compétences (PEC) et Contrat Initiative Emploi (CIE). 
  • Augmentation de 50% des places en Garantie jeunes pour atteindre 150 000 possibilités d’accompagnement. 
  • 80 000 Parcours Contractualisé d’Accompagnement vers l’Emploi et l’Autonomie (PACEA) supplémentaires. 
  • Doublement de l’Accompagnement Intensif Jeunes (AIJ) mis en place au sein de Pôle emploi. 
  • 3 000 places supplémentaires dans le dispositif SESAME : accompagnement sur mesure vers les métiers du sport et de l’animation.

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